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Angel de Saavedra - Duc de Rivas - (politique et écri...

Duc de RivasIl naquit à Cordoue en 1791. Ses parents, Juan Martin de Saavedra y Ramirez, duc de Rivas et Maria Dominga Ramirez de Baquedano y Quiñones, marquise de Andía y Villasinda étaient tous deux grands d'Espagne.

Il fut éduqué par l'abbé Tostin, un prêtre parmi ceux qui fuirent la révolution française et apprit avec lui la langue française et la peinture avec le sculpteur français Verdiguier qui travaillait alors à Cordoue. En 1806, il entra au Séminaire des Nobles de Madrid, et plus tard dans l'armée, dans la compagnie Flamande, formée par des nobles étrangers. Lorsque cette compagnie fut dissoute, il continua dans la milice. À l'entrée de l'armée de Napoléon, il s'opposa aux ordres de Murat de marcher contre la garnison de Ségovie et s'enfuit à Saragosse. Il lutta dans la guerre d'Indépendance et participa à la bataille de Ocaña (1809). Pendant les années de la Restauration, sous Fernando VII (1814), et jusqu'au soulèvement de Riego (1820), il se consacra à la littérature.

Pendant la période absolutiste de Fernando VII, en 1823, le duc de Rivas fut condamné à mort. Il s'exila à Gibraltar et de là, à Londres. Il lut Shakespeare, Walter Scott et Byron, et se perfectionna en peinture, passion qu'il n'avait jamais abandonnée. Il quitte l'Angleterre pour aller à Malte puis à Marseille. À la mort de Fernando VII, en 1833, il retourna en Espagne et intervint activement en politique. Mais suivant les vicissitudes de la vie politique et les changements de gouvernement conservateur ou libéral, il dut s'exiler plusieurs fois à Gibraltar. En 1843, il fut nommé maire de Madrid puis ambassadeur en France. Entre 1850 et 1855, il eut une intense vie politique. Le vieux révolutionnaire devint conservateur en politique mais pas en littérature. Les gens acceptèrent la nouveauté de ses vers. Il fut président de la Real Academia (Académie des Lettres), décoré de la Toison d'Or par Isabel II et mourut en 1864.

Angel de Saavedra reçut très tôt une formation des auteurs classiques espagnols qui accentua sa finesse naturelle. Il ne faut pas exagérer l'influence de Quintana dans ses orientations littéraires.

En 1814, il publia son premier livre, " Poésies ", qui recueille sa production de jeunesse. Sa meilleure poésie correspond à son contact avec le romantisme anglais. Pour s'en rendre compte, il suffit de lire " El desterrado " (l'exilé) ou " le Faro de Malta " (le phare de Malte) (1828), pleins d'idées romantiques européennes et aussi du souvenir de Cordoue. Les compositions historiques sont fréquentes, il y en a de thèmes plus proches, comme les faits napoléoniens par exemple, ou celles qui reconstruisent un passé mythique. On les retrouve dans les " Romances Históricos " (Romances historiques) (1841). Exagérant la reconstruction du passé historique nous avons " les légendes de Floride " (1826) et " le lys miraculeux " (1847). Plus ambitieux et dans l'intention de narrer avec exactitude les faits passés, comme le démontrent les notes finales qui accompagnent les poèmes, nous avons " El moro expósito " (l'enfant arabe abandonné) ou " Cordoba y Burgos en el siglo XI" (Cordoue et Burgos au 11e siècle) (1834).

Dans son discours d'entrée à l'Académie il cita seulement trois auteurs étrangers : Walter Scott, Lord Byron et Victor Hugo. Les auteurs français influencèrent sa poésie, Victor Hugo son théâtre. Ses débuts furent plutôt timides. Il choisit des thèmes de l'Histoire d'Espagne mais il ne put se séparer de la tragédie de type néoclassique, c'est ce que l'on peut voir dans " Aliatar " (1816), " Lanuza " (1822) et un peu moins dans " Arias Gonzalo " (1827).

Son romantisme triomphe complètement et s'exalte dans " Don Alvaro o la fuerza del sino " (Don Alvaro ou la force du destin) (1835). L'?uvre se présente comme le paradigme du romantisme théâtral espagnol car elle unit la nouveauté du sujet avec un thème éternel : la lutte du héros contre la fatalité. Don Alvaro représente le triomphe du romantisme. Les ?uvres suivantes n'arrivèrent pas égaliser le rythme de ce chef d'?uvre : " La morisca de Alaujar " (la mauresque d'Alaujar) (1841) et sa dernière ?uvre qu'il ne parvint pas à voir représentée, " El desengaño de un sueño ", (La déception d'un rêve) (1842), très bien construite mais sans le souffle créatif de Don Alvaro.

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